Inde, J+2 – Des dernières fois aux premières

En deux jours, il se passe généralement beaucoup de choses.

Les 17 et 18 juillet derniers, que j’en ai conscience ou non, un certain nombre de gestes du quotidien sont devenus « la dernière fois que… »*

La dernière fois que je mange du roquefort, la dernière fois que je bois de l’eau du robinet (à ce propos, je remercie le groupe Odelaf, qui a eu la gentillesse de me dédicacer un morceau de leur chanson, faut chercher par là, autour de 1mn45), la dernière fois que je vois ___, ____, ______, _______, _______ ou encore _____-________ (mais oui, vous allez bien trouver un endroit ou caser votre nom, moi je dois trouver de la place dans mon coeur et dans ma tête c’est encore plus dur), la dernière fois que je prends une douche à l’eau chaude (apparemment), la dernière fois que je mets un maxi-décolleté sans en avoir rien à foutre, la dernière fois que je comprends tout ce qui se passe autour de moi.
Beaucoup de choses auxquelles on renonce. Et si on y renonce de manière aussi délibérée (ou presque) et volontaire (on écrit même des lettres de motivation pour ça!), c’est bien parce qu’on s’attend à des bonnes aventures quelque part.

Et en deux jours, ces 20 et 21 juillet 2012, il y en a eu des aventures ! Les premières fois furent aussi nombreuses que les dernières. Cela mérite un petit panel des premières expériences :

Se déplacer d’un point A à un point B

Delhi’s map

En deux jours, je n’ai pour l’instant testé que trois moyens de locomotions parmi la multitude qu’une ville comme Delhi propose (il ne manque plus que le tapis volant). Le taxi, pour aller de l’aéroport à l’hostel, c’était assez épique. Des amis de ma maman l’ayant stressée, elle avait j’avais un tas d’appréhensions à ce sujet. Au final, tout s’est bien passé, je vérifiais qu’il n’allait pas à l’autre bout de Delhi sur une carte récupérée à l’aéroport et regardait le monde extérieur, en regrettant le manque de ceinture de sécurité. Dans ce coin de Delhi, la circulation n’est pas si dense (en comparaison avec mes souvenirs du Viet-nam) et la vitesse pas si élevée. De là à dire qu’il y a un code de la route faut pas non plus exagérer.
La première fois en Rickshaw, c’était plus épique. Renseignée à la réception de l’hostel sur le prix de la course et sur le temps (100 Roupies – 30 à 40 min) que cela prendrait jusqu’à Old Delhi, j’ai envoyé chié le conducteur de rickshaw qui me proposait de me conduire au métro pour 50 Rps (à environ 800m). Au final, je m’en suis sortie pour 120Rps (environ 2€). Arnaquée, mais pas trop… L’avantage du rickshaw, c’est de pouvoir observer Delhi et les gens autour – moment de fou rire avec mon conducteur quand il a fait un geste équivoque à l’espèce d’homme d’affaire sur son scooter qui klaxonnait comme un barge au feu rouge. Première confrontation à la mendicité et à la vente de noix de coco (toujours ces feux rouges semés d’embûches).
Enfin, le troisième moyen de transport testé pour le moment, immémorial, ces fidèles pieds. Aujourd’hui, pour déambuler dans l’Old Delhi, on peut dire qu’ils m’ont rendu un fier service.

Et demain, je teste le métro.

Se nourrir sans peurs et sans reproches

J’avais décidé d’être gentille avec mon corps et de ne pas lui imposer le même jour décalage horaire + fatigue + chaleur + nourriture étrange et super-épicée. J’ai donc opté pour du soft le premier jour (il est même possible d’acheter du pain de mie en Inde). Mais aujourd’hui, après m’être levée trop tard pour le petit-dej’ indien de mon hostel, j’ai décidé d’enfin me mettre à la bouffe indienne.

Fast food végétarien avec Butter nan, tofu en sauce (au milieu), riz et autres délices épicés.

Premiers « butternaan » (espèce de galette de farine beurrée à tomber par terre), premières épices (et encore, on demande du « noooot spicy pliz, verrrry soft »), premier repas 100% végétarien et premier test d’une adresse du Routard, notre vaillant compagnon. Je ne dirai peut-être pas ça dans 2 jours (si malade) ou dans 2 mois (quand l’excitation des premières fois sera passée) mais pour l’instant, ça me plait beaucoup ! Sans même parler de l’aspect financier – 2 à 3€ par personne…
Pour l’eau c’est plus compliqué. J’ai utilisé ma première pastille de micropure et je vais boire cette eau ce soir, je vous dirai si c’est fiable ou non dans 2 jours…

J’espère me réveiller assez tôt demain pour inaugurer mon premier petit-dej indien ! Pour cela, il va falloir écourter un peu, mais imaginez bien que j’ai fait beaucoup d’autres choses (j’essaierai de fournir encore plus de photos prochainement).

Et il y a d’autres premières fois à venir qui risquent de s’avérer incroyable :

– le premier repas dans une famille indienne (prévu demain midi ou soir)
– la première conversation en Hindi (prévu… pas pour tout de suite)
– les premiers vêtements indiens que je vais acheter (prévu pour bientôt)
– les premiers amis indiens (ça ne saurait tarder)

Come on guys, it’s gonna be INCREDIBLE, it’s gonna be INDIA !

Old Delhi

* lorsque je parle de dernière fois tout au long de cet article, ce n’est pas, je l’espère, la dernière fois de ma vie, mais seulement la dernière fois avant une année entière loin de chez moi.

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Une réflexion au sujet de « Inde, J+2 – Des dernières fois aux premières »

  1. bravo Elise pour le partage de tes expériences « indiennes ». A défaut de photos , tu peux illustrer de quelques dessins style BD si vivants comme tu sais si bien le faire ; je suis sûre qu’ils seront « publiables » à ton retour! j’adore ton humour ,et j’ai l’impression d’être avec toi .Kinou

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