Culture et confiture

Culture et confiture, quelques joies sucrées à étaler partout si l’Inde vous intéresse. Voici une liste non exhaustive de ce sur quoi j’ai pu tomber, plus souvent guidée par un conseil amical que par un hasard fortuit. Vous trouverez ici quelques suggestions brièvement décrites, mais aussi un catalogue des oeuvres que j’évoque dans mes articles ; vous trouverez donc de nombreux liens à d’autres articles du blog.

Des liens pour ceux d’entre nous qui ne quittent pas la toile.

Un documentaire de Tehelka sur les Indiens détenteurs de records dont j’ai assisté la réalisation. Je raconte l’histoire dans cet article, et pour voir la vidéo ça se passe ici.
Un texte sérieux, le plaidoyer de l’assassin de Gandhi (pfiou, ça casse l’ambiance balancé comme ça).
Une autre vidéo, l’hymne national indien joué avec des instruments de musique venant de l’Inde toute entière et « chanté » en langage sourd-muet par des enfants handicapés.

Des livres pour ceux d’entre nous dont le temps n’est pas entièrement pris par la toile.

L’équilibre du mondeRohinton Mistry : Cette histoire incroyable de Rohinton Mistry, auteur indo-canadien, se passe pendant la sombre époque de l' »Ermergency » (période de dictature mise en place par Indira Gandhi dans les années 1970-80). Quatre personnages, dont deux tailleurs de basse caste, un étudiant et une veuve revendiquant son indépendance, vont apprendre à vivre ensemble. Ils devront se battre contre leur destin – et perdrons souvent. C’est un livre triste et très noir qui traite de la condition misérable des Indiens qui ne sont pas privilégiés. Ce livre vaut absolument la peine d’être lu, à condition de pouvoir supporter ce que traversent les personnages.

Shantaram, Gregory David Robert (2003) : un petit compte-rendu et des extraits sur le blog.

Parias, Pascal Bruckner (1985) : livre qui peint un portrait tellement noir de la pauvreté/mendicité en Inde que je me suis dit « ça va en fait, c’est pas si horrible » en arrivant ici. Très intéressant cela dit (et les descriptions des paysages du Sud de l’Inde font rêver), mais mieux vaut éviter de le lire une semaine avant de partir en Inde pendant un an. Je parle d’expérience.

Une passion indienne, Javier Moro (2006) : Parfait si vous voulez fantasmer sur l’époque fastueuse des Maharajas et sur les Palais du Rajasthan. Quelques critiques des Anglais appréciables. Cela dit, si vous cherchez une histoire sérieuse et une analyse politique de la situation pendant la colonisation, mieux vaut reposer ce livre.

Mariage à l’indienne, Kavita Daswani (2006) : Intéressant pour réfléchir à la vie d’une femme indienne au XXIe siècle, entre émancipation (l’héroïne du roman part vivre seule à New York) et tradition (mais lorsqu’il s’agit de son mariage, Papa et Maman veillent au grain). Cela dit, on regrette le manque de profondeur et de diversité (on n’a ici que la situation d’une fille de famille -très- aisée, urbaine, relativement ouverte et sans doute de haute caste).

Compartiment pour dames, Anita Nair (2004) : Plus intéressant que le précédent, ce roman-ci s’attache aussi aux condition de vie des femmes indiennes de nos jours. Mariage, Veuvage, enfance, couple, vie familiale, vie professionnelle, célibat, homosexualité… Chacune des femmes du compartiment raconte son histoire en abordant un ou plusieurs des thèmes ci-dessus, ce qui permet une vision plus complète.

La maîtresse des épices, Chitra Banerjee Divakaruni (1997) : l’histoire d’une vendeuse d’épices indienne aux Etats-Unis. On rate l’occasion de s’enthousiasmer sur les paysages de Bharat (autre nom de l’Inde), mais on est imprégné d’une ambiance raffinée et épicée qui vaut la lecture.

My experiments with truth, selection, M. K. Gandhi, éditions Penguin Books India (2011) : Autobiographie du père de la nation indienne Gandhi, dont les extraits sélectionnés ici se concentrent sur la vie en Angleterre puis en Afrique du Sud (avant la lutte pour l’indépendance indienne donc).

Des films pour ceux d’entre nous qui aiment se faire une bonne toile.

Ma culture Bollywood est très limitée (autant prévenir). Cette rubrique est donc pour le moment trop légère à mon goût. Mais j’espère bien combler ce vide culturel peu à peu et actualiser tout ça.

Alms for the blind horse (2012) : film penjabi ; voir l’article consacré sur ce blog.

English Vinglish (2012) : un bon Bollywood bien comme il faut ; article bilingue à lire sur ce blog.

Slumdog Millionaire (2008) : j’ai presque honte de le mentionner tellement c’est banal, mais on fait ce qu’on peut.

4 réflexions au sujet de « Culture et confiture »

    • Bien sûr qu’on peut ajouter plein de films, dont celui-là. Pour t’avouer une vérité honteuse, je ne l’ai pas encore vu… Mais des cousins doivent me le prêter avant que je parte!

  1. Bien, je te laisse un an pour devenir aussi gaga des films de bollywood que je le suis. Bien sur, pour la plupart ça ne vole pas intellectuellement haut, c’est cliché, c’est trop coloré, avec un jeu dans l’éxagération. Mais tu t’y feras. Je compte sur toi ‘Lise.
    Love.

  2. Ping : Delhices culturels | Une étoile dans la vallée

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