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Dernier jour en Inde, Marine Drive, Bombay

Dernier jour en Inde, Marine Drive, Bombay

Mon année en Inde s’est achevée le 5 juin 2013. Ce blog va rester en vie le temps de me permettre de finir de partager quelques expériences de mon retour. Expériences tellement riches qu’elles ne m’ont pas laissé le temps nécessaire pour les commenter.

L’Inde, ce n’est pourtant pas fini pour moi. Il y a les gens auxquels je tiens, les petites habitudes qui ont changé, et les nouveaux intérêts qui accompagnent mes pensées.

Je ne sais si je tiendrais ma promesse d’y revenir – Inshallah. En attendant, je bats la nostalgie qui essaie de s’installer en vivant d’autres aventures !

Les prochaines pages de ma vie : la Turquie, l’Italie, et -finalement- la France. A temps pour le 14 juillet !

En espérant que vous avez apprécié suivre mes aventures.

Quand on part dans deux jours

Pour ceux qui connaissent le Palmashow et leurs Very Bad Blagues (pour mémoire, ils ressemblent à ça),
Imagevous savez qu’ils ont une vidéo pour à peu près chaque situation de la vie : de Quand on travaille à la poste à Quand on croise l’ex de sa copine, en passant par Quand on passe l’oral d’histoire, ces gars là ont réponse à tout. Il manque cependant une vidéo qui m’aurait bien aidé : QUAND ON PART EN INDE DANS DEUX JOURS, POUR UN AN. Bon, là, comme vous pouvez vous en douter, je n’ai ni le temps ni le talent de faire une vidéo humoristique pour vous exprimer mon désarroi mais c’est pas grave, on va faire une liste ! (youpi tralala, dites le que ça vous avait manqué).

  1. Acheter encore quelques médicaments
  2. Appeler ses compatriotes d’avion pour stresser ensemble
  3. Faire des photocopies de ses papiers d’identité (ce n’est pas mon genre de les perdre mais; sait-on jamais)
  4. Envoyer un mail groupé aux membres de sa famille pour leur dire que oui, on va penser à eux et qu’on leur enverra une carte postale
  5. Manger du boeuf (rappel: la vache étant sacrée pour les Hindous, majorité religieuse de l’Inde, trouver une côte de boeuf risque de s’avérer compliqué)

    Image

  6. Appeler les amis que l’on avait prrrrrroooooomis de voir avant son départ mais en fait non
  7. Faire une machine pour emmener des vêtements propres et pliés (qui ne le resteront pas longtemps)
  8. Se dire qu’il serait bien d’acheter des guides touristiques (oui je sais, ça serait le moment)
  9. Peser ses valises
  10. Se peser soi-même (il paraît que manger très épicé fait maigrir)
  11. Recharger son appareil photo
  12. Essayer de ne pas trop stresser

Et c’est finalement le dernier le plus difficile.

Parce que là, je me sens un peu comme ça :

Image

(juste avec des cheveux un peu plus longs et un peu plus bruns) (et avec des plus belles fringues aussi faut pas déconner) (oui, je sais, je ferai moins la maligne dans l’avion).

Je n’ai pas de chute pour cet article mais il faut pourtant que je le termine parce que les 12 points de la liste ci-dessus (plus tous ceux que je vous épargne) m’attendent de pied ferme). Je me contenterai donc de mentionner qu’en cherchant sur l’Internet une image pour illustrer le mot « stress », je suis tombée sur un blog sur lequel j’ai lu une phrase au pif « le stress favorise le cancer du sein« . J’avais bien besoin de ça…

Inde, J-15

Un demi-mois. 2 semaines. 15 jours. A peu près autant de nuits. 360 heures.

C’est le temps que durent des « petites vacances » scolaires. C’est le temps de faire pas mal de choses, de voir pas mal de monde. Et il va bien falloir, puisque, pour moi, ces quinze jours à venir sont les derniers avant le « reste de ma vie ». Les derniers jours à Paris avant le grand départ.

Une année. 12 mois. Une cinquantaine de semaines. Environ 365 jours et le même nombre de nuits. Une bon gros nombre d’heures.

C’est le temps que durera le voyage. Après une vingtaine d’heures passée à trainer d’aéroport en aéroport, d’avion en avion, je poserai un pied, puis l’autre sur le sol de New Delhi. Un petit pas de femme, un grand pas pour mon humanité. Sans doute pas grand chose pour le reste du monde.

Si je fais une liste, c’est malheureusement plus pour l’instant une liste de choses à faire sur ici, avant de partir, qu’une liste de choses à faire là-bas…

– acheter un guide touristique (dans l’optique de pouvoir un jour dresser la liste des sites à voir sur place! )
– mon visa
– un compte en banque pour l’international
– un vaccin et des courses de médicaments (que j’espère bien ne jamais utiliser)
– résilier mon forfait téléphonique
– trouver un logement pour les premiers jours
– dire au revoir à la moitié de l’univers ou presque
– virer tout mon bordel de mon appartement parisien
– ouvrir un blog

Au moins un point de la liste ci-dessus est en bonne voie. J’espère que vous lirez ce blog à peu près aussi souvent et avec autant de plaisir que j’écrirai dessus – je me garderai bien de faire des pronostics à ce sujet,  il serait présomptueux de ma part de présager des aléas indiens de la vie (connexion internet opérationnelle, électricité qui marche pour recharger mon ordinateur). Je vous laisse sur cette petite description de l’Inde (car ce doit tout de même être le sujet de mon post, le but n’étant pas de vous assommer sous un déballage de formulaires administratifs chiants) par l’auteur Pascal Bruckner, tiré de son roman Parias :

« Ce n’étaient partout qu’anomalies spectaculaires, inépuisable variété de dérèglements propres à des cerveaux détraqués par la chaleur ou l’hystérie mystique. (…) Et je ne savais trop que penser d’un pays qui, à chaque pas, me jetait ensemble le chaud et le froid, la splendeur et l’outrance en pleine figure. »